Ouvrir son cabinet d’ostéopathie à Paris tient en trois étapes. Régler l’administratif : enregistrement RPPS, déclaration d’activité, assurance. Prévoir un budget de départ réaliste. Et trouver un lieu prêt à recevoir. En louant un cabinet déjà équipé, vous démarrez sans travaux ni mobilier à acheter, et vous consultez la même semaine.
Ce guide reprend chaque étape dans l’ordre, avec les vrais postes de coût et où chercher un cabinet.
Les démarches administratives
Comptez sur un enchaînement simple, à jour depuis fin 2024.

D’abord, l’enregistrement au RPPS. Depuis octobre 2024, les ostéopathes s’enregistrent au Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS). Cela se fait via le portail eRPPS, auprès de l’Agence régionale de santé. Le numéro ADELI n’existe plus. Ce numéro vous suit toute votre carrière, quel que soit votre lieu d’exercice.
Ensuite, la déclaration d’activité. Elle se fait en ligne sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). Elle vous inscrit à l’URSSAF et vous affilie à la CIPAV pour la retraite. Elle vous attribue aussi vos numéros SIREN et SIRET. Votre code d’activité est le 8690.
Côté statut, la plupart des ostéopathes démarrent en entreprise individuelle. Le régime de la micro-entreprise convient tant que le chiffre d’affaires reste sous le plafond en vigueur. Vérifiez le plafond et le taux de cotisations à jour sur le site de l’URSSAF avant de choisir.
Enfin, l’assurance. La responsabilité civile professionnelle est indispensable pour recevoir des patients. Prévoyez aussi un compte bancaire dédié à votre activité.
Le budget de départ
Le vrai budget d’un ostéopathe qui s’installe n’est pas le local, c’est l’activité. Prévoyez les cotisations sociales, l’assurance et votre matériel propre. Ajoutez un logiciel de gestion de cabinet. Gardez enfin de quoi tenir les premiers mois, le temps que la patientèle se constitue.
Un point souvent sous-estimé : les deux premières années, les cotisations sont calculées sur des bases forfaitaires puis régularisées. Gardez de la trésorerie pour cette régularisation.
En louant un cabinet équipé, vous supprimez deux gros postes de départ : les travaux et le mobilier. Pas de bail commercial lourd, pas d’aménagement à financer. Vous payez un abonnement clair, tout compris, et vous investissez le reste dans votre activité.
Seul, en collaboration ou en cabinet partagé
Trois façons de démarrer. Seul, vous portez tout, mais vous décidez de tout. En collaboration, vous versez une redevance à un confrère installé et vous profitez de son flux de patients. En cabinet partagé, vous louez un cabinet équipé à la journée ou à temps plein, sans reprendre de patientèle ni signer de bail.
Pour un premier cabinet, le partagé limite le risque : vous testez le rythme et le quartier, puis vous ajustez. C’est le modèle de WeKare.
Où s’installer
Visez d’abord l’accès. Un cabinet bien desservi facilite la venue de vos patients et pèse plus qu’un quartier prestigieux. WeKare loue des cabinets d’ostéopathie équipés dans 8 centres à Paris, à la journée ou à temps plein, sur abonnement mensuel.
Pour démarrer, une journée ou deux par semaine suffisent souvent. Vous ajoutez des créneaux quand la patientèle grandit, et vous pouvez changer de centre sans tout reconstruire. Voir par exemple Rosa Parks ou Épinettes, et l’offre complète.
Pour le détail de la location côté ostéopathie, lisez notre guide louer un cabinet d’ostéopathe à Paris. Prêt à vous installer ? Prendre rendez-vous.
Se faire connaître
Une fois installé, le travail est de vous faire connaître. Le réseau vient en premier : confrères, médecins traitants, kinésithérapeutes qui adressent des patients. Ajoutez une présence en ligne claire, une fiche à jour, et de la régularité. Se constituer une patientèle est un marathon, rarement un sprint.
Questions fréquentes
Non, plus depuis fin 2024. Les ostéopathes s’enregistrent désormais au RPPS via le portail eRPPS, auprès de l’ARS. Si vous aviez un ancien numéro ADELI, il a été basculé automatiquement.
La micro-entreprise est le plus simple au départ, tant que le chiffre d’affaires reste sous le plafond en vigueur. Au-delà, on passe en régime réel. Vérifiez les seuils à jour auprès de l’URSSAF.
L’abonnement varie selon le centre, la taille du cabinet et le rythme. Le détail est sur la page tarifs.
Oui. Vous pouvez louer une journée par semaine et monter en charge ensuite, sans engagement lourd.